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Démocraties

DÉMOCRATIES est une fédération de clubs de réflexion politique, sans exclusive ni affiliation partisane. Créé en 1993, en prenant la succession de l'association "Espace 89", DÉMOCRATIES regroupe à l'heure actuelle une association nationale forte d'environ 500 membres et des clubs de province à Mézières-Charleville, Nancy, Lille, Lyon et Perpignan.
Il est rappelé que, conformément à ses statuts, l'Association DÉMOCRATIES , club de réflexion politique, "a pour but d'assurer la défense et la promotion de toutes les formes de démocraties et des valeurs de l'État républicain, de rassembler toutes personnes attachées à ces idéaux, d'analyser les mouvements sociaux, culturels et politiques du pays et d'ouvrir dans cet esprit les grands dossiers de la France, de l'Europe et du monde contemporain".

Traitant de tous les sujets de société, ce club de réflexion s'est néanmoins fait une spécialité dans la géopolitique.

DEMOCRATIES oriente ses moyens d'action surtout dans deux directions : un travail approfondi au sein de commissions, réservé aux seuls adhérents et faisant l'objet de rapports et des réunions-débats, ouvertes à un large public, qui peuvent prendre la forme de colloques ou de dîners ou de simples réunions à thème restreint. Les colloques font l’objet d’actes, reprenant in extenso les débats, édités par DEMOCRATIES ou aux Editions Lavauzelle.

L’association tient, par ailleurs, à une forte convivialité entre ses membres car l’échange des idées en toute sérénité fait bien évidemment partie d’une véritable réflexion.
 
Composition du bureau :

Président,
Général (cr) Henri PARIS


Trésorier,
Guy SPILLIAERT


Secrétaire générale,
Ariane PARIS


Contact

Démocraties
22 avenue Eugénie
92 700 COLOMBES
Téléphone/fax
01 41 21 91 40
Mail
Dimanche 11 mars 2007
Aux termes de la Constitution de 1958, la Défense avec les Affaires étrangères fait partie du domaine réservé de la présidence de la République. En cela, il y a une logique absolue, en ce sens qu’une politique de défense et une stratégie militaire sont évidemment dictées par les impératifs déterminés par les relations extérieures et donc dans une étroite liaison dans le cadre dont la cohérence s’impose.


C’est encore en toute logique que le président de la République est le chef suprême des armées et qu’il possède les moyens d’assurer sa fonction. Un récent décret, en plaçant encore plus étroitement le chef d’état-major des armées sous la subordination du président de la république, renforce de plus les pouvoirs du président en la matière.


Ségolène Royal, candidate à la présidence de la République, s’est exprimée le 3 mars, au cours d’une conférence et a affirmé sa différence par rapport à ce que l’on sait des autres candidats.


Un rapide catalogue des menaces a été dressé. La fin de la guerre froide n’a pas amené la réalisation du monde de paix tellement souhaité. Les menaces et les conflits se sont multipliés. Entre autres, la prolifération nucléaire n’est pas la moindre de ces menaces, tandis que le nombre de conflits armés augmente aussi bien dans l’immédiat qu’en perspective. Le terrorisme devient un fléau soutenu ou non par des Etats.


L’effort de défense sera maintenu, ni augmenté, ni diminué, à hauteur de 2 % du PIB, les pensions non comprises. Il s’agit de poursuivre la modernisation prévue de nos forces. Dans ce cadre, la dissuasion nucléaire est réaffirmée en l’état, avec ses deux composantes, sous-marine et aérienne. Il y a exclusion d’un concept d’emploi de l’arme nucléaire, notamment par sa miniaturisation.


Une action spécifique sera engagée en faveur de l’Europe de la défense. Le contrôle parlementaire sur l’organisation et l’engagement des forces sera fortement accentué. A cet effet, le Parlement disposera des moyens adéquats. Toute une série de mesures seront prises afin de rapprocher le statut des militaires de celui des citoyens de plein exercice, dans un but aussi bien démocratique qu’afin de raffermir les liens entre la nation et son armée.


Des priorités seront déterminées, après étude, afin d’éviter que la politique d’armement ne soit un empilement de programmes sans grande cohérence.


Le problème d’un second porte-avions s’inscrit dans un cadre de coopération européenne comme dans un concept de projection de forces sur les théâtres d’opérations extérieures qui lui est lié. Il s’agit d’affiner ce dernier concept et de le placer sous le contrôle du Parlement, dans la stricte défense des intérêts de la France et de l’Europe.


Le renforcement du lien armée-nation sera également recherché par l’organisation d’un service civique, à vocation nationale par ailleurs, qui comportera un volet militaire composé de volontaires.


La politique de défense de la France prendra des initiatives conséquentes, tant au plan matériel qu’au plan conceptuel afin de faire de l’Europe politique, un acteur stratégique indépendant et actif. En particulier, il est indispensable de résister aux tropismes d’extension permanente des domaines d’intervention de l’OTAN qui se font jour sans arrêt, de même qu’à un suivisme sans discernement des Etats-Unis. Faut-il encore s’en donner les moyens.

Par Général (cr) Henri Paris - Publié dans : democraties
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