Démocraties
Je mène des enquêtes sensibles depuis une trentaine d’années. J’avais donc l’habitude d’être confronté aux manipulations en tout genre, mais ce n’était rien à côté de celles que j’ai détectées dans le dossier rwandais. J’avais aussi l’habitude des coups en tous genres pour me dissuader ou pour me punir de mon audace, mais ce n’était rien à côté des attaques dont je suis l’objet depuis bientôt deux ans. Me voilà traîné en justice en France et en Belgique pour incitation à la haine raciale, racisme, révisionnisme et quasi-négationnisme, des médias m’insultent et me diffament à longueur de colonnes. Jean-François Dupaquier, ici présent, n’hésite pas à contacter mes amis et à tenter de les convaincre de cesser leurs contacts avec moi, en proférant des injures insupportables, notamment en taxant mon livre de « brûlot raciste et révisionniste », écrit avec la « véhémence caractéristique de la presse d’extrême droite des années 30 ». Aurais-je brutalement changé dans ma soixante-huitième année ? Evidemment non. J’ai mené cette enquête avec les mêmes outils, la même déontologie que dans mes autres enquêtes. Mais le régime de Kagame protège sa vérité avec un arsenal de mots qui tuent. Quiconque tente d’approcher la vérité rwandaise - historien, enquêteur et même juge - est immédiatement taxé de révisionnisme, négationnisme.