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Démocraties

DÉMOCRATIES est une fédération de clubs de réflexion politique, sans exclusive ni affiliation partisane. Créé en 1993, en prenant la succession de l'association "Espace 89", DÉMOCRATIES regroupe à l'heure actuelle une association nationale forte d'environ 500 membres et des clubs de province à Mézières-Charleville, Nancy, Lille, Lyon et Perpignan.
Il est rappelé que, conformément à ses statuts, l'Association DÉMOCRATIES , club de réflexion politique, "a pour but d'assurer la défense et la promotion de toutes les formes de démocraties et des valeurs de l'État républicain, de rassembler toutes personnes attachées à ces idéaux, d'analyser les mouvements sociaux, culturels et politiques du pays et d'ouvrir dans cet esprit les grands dossiers de la France, de l'Europe et du monde contemporain".

Traitant de tous les sujets de société, ce club de réflexion s'est néanmoins fait une spécialité dans la géopolitique.

DEMOCRATIES oriente ses moyens d'action surtout dans deux directions : un travail approfondi au sein de commissions, réservé aux seuls adhérents et faisant l'objet de rapports et des réunions-débats, ouvertes à un large public, qui peuvent prendre la forme de colloques ou de dîners ou de simples réunions à thème restreint. Les colloques font l’objet d’actes, reprenant in extenso les débats, édités par DEMOCRATIES ou aux Editions Lavauzelle.

L’association tient, par ailleurs, à une forte convivialité entre ses membres car l’échange des idées en toute sérénité fait bien évidemment partie d’une véritable réflexion.
 
Composition du bureau :

Président,
Général (cr) Henri PARIS


Trésorier,
Guy SPILLIAERT


Secrétaire générale,
Ariane PARIS


Contact

Démocraties
22 avenue Eugénie
92 700 COLOMBES
Téléphone/fax
01 41 21 91 40
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Samedi 20 octobre 2007
Général (2S) Jean-Claude LAFOURCADE

Ancien commandant de l’opération Turquoise au Rwanda

lafourcade.jpg
Mon témoignage et mon analyse porteront  sur mes responsabilités de commandant d’opération au Rwanda de juin à août 1994.
Je rappelle que Turquoise est une intervention décidée par l’ONU, à la demande de la France, avec le mandat d’arrêter les massacres et de protéger les populations. Cette opération dont le bilan a été unanimement salué à l’époque, fait l’objet aujourd’hui d’accusations aussi graves qu’infondées.

1 – LE CONTEXTE DE L’INTERVENTION :
Première observation

Conformément aux accords d’Arusha, l’armée française avait quitté le Rwanda en 1993 et une force de l’ONU de 2500 hommes (MINUAR) avait été mise en place pour faciliter et contrôler la mise en oeuvre de ces accords.  Il n’y avait donc plus de militaires français au Rwanda au moment du drame (excepté les éléments de sécurité et de transmissions implantés à l’intérieur de l’ambassade).
Au plus fort des massacres, en avril 1994, le Conseil de sécurité a décidé le retrait des trois quarts de cette force. Il ne restait au Rwanda qu’environs 300 hommes de la MINUAR aux ordres du Général Dallaire. Je remarque au passage que ces militaires sont restés passifs devant des massacres qui se déroulaient sous leurs yeux.

Deuxième observation

La décision d’intervention a été prise en période de cohabitation Mitterand-Balladur.
Une fois la décision prise et la résolution de l’ONU votée le 19 juin, il y a eu une grande cohérence au plus haut niveau de l’Etat dans le contrôle de l’opération que je commandais et dont la réussite a été saluée par tous. L’opération Turquoise n’était donc pas un enjeu de politique intérieure et elle était défendue et l’est toujours, par les principales formations politiques.

Troisième observation

Le mandat de l’ONU fixait des conditions contraignantes pour l’exécution de la mission sur le terrain.
La résolution 929 prescrivait d’arrêter les massacres et de protéger les populations. D’une durée limitée à  deux mois, le temps qu’une nouvelle force de l’ONU soit mise en place, cette mission devait être exécutée en toute impartialité, c'est-à-dire sans prendre part au conflit entre les Hutus des Forces Armées Rwandaises (FAR) et les Tutsis du Front Patriotique Rwandais ( FPR). Cela signifiait d’une part, qu’il ne fallait pas apporter de soutien aux FAR que nous avions formé et soutenu pendant la période de coopération militaire et qui nous voyaient arriver comme des sauveurs, d’autre part que nous ne devions pas affronter le FPR qui avait fait des déclarations belliqueuses à notre encontre.
Ce contexte impliquait de disposer d’une force robuste pour éviter d’être mis en difficulté comme l’avait été l’armée américaine en Somalie. Il impliquait également un grand discernement, une certaine prudence et la maîtrise  dans l’engagement de la force.

Retrouvez la suite de cette intervention en vous procurant les actes du colloque par mail.

- Publié dans : La politique française au Rwanda
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