Samedi 20 octobre 2007
Général (cr) Henri PARIS, Président de DÉMOCRATIES
Je vous propose de donner suite à cette demande de
minute de silence, un moment de recueillement à la mémoire de toutes les victimes de ce drame épouvantable qui s’en déroulé au Rwanda dans les années 1990.
Minute de silence
Je vous remercie.
Il m’appartient donc de conclure.
Auparavant, je voudrais remercier très sincèrement tous les intervenants, ceux qui sont présents cet après-midi et ceux de ce matin. Ceux qui sont intervenus de la tribune et qui ont préparé cette intervention et aussi ceux de la salle qui ont enrichi le débat. Je voudrais aussi remercier ceux de Démocraties qui ont travaillé à la tenue de ce colloque. Il y a la phase émergée de l’iceberg que l’on voit aujourd’hui, mais il y a aussi la face immergée, qu’on ne voit pas, pour la préparation de ce colloque. C’est ainsi qu’au presque dernier moment, il a fallu changer de salle. Ce colloque n’était pas prévu ici au Sénat. Je tiens à remercier la questure du Sénat d’avoir immédiatement répondu à notre demande et d’avoir accepté de nous accueillir dans cette salle. Que ceux qui ont préparé le colloque, mis sous enveloppe, envoyé des courriels, tenu les comptes, etc… qu’ils en soient remerciés.
Conclure sur le fond est très difficile. Le péché mignon consiste à résumer. L’autre système consiste à ouvrir le débat pour annoncer un autre colloque. Une grande école, pas loin d’ici, a l’habitude de dire que « le tout est dans le tout et que l’avenir tranchera ». je n’ai évidemment pas nommé l’établissement prestigieux de la rue Saint Guillaume que d’aucuns ont fréquenté.
Il a été question du génocide. Des paroles très émouvantes ont été prononcées. Cela confond l’esprit humain. C’est la raison pour laquelle les Français ne se sont pas emparés immédiatement de cette question. Car, cinquante ans après les massacres de la Shoah perpétrés par les nazis, après la déstalinisation, la condamnation des crimes de Staline par les Soviétiques eux-mêmes, l’esprit est confondu. Comment comprendre qu’entre 500.000 et un million de personnes soient massacrés et pourquoi ? On parle de Tutsi et de Hutus extrémistes. Pourquoi ces massacres en ce XXème siècle finissant ? On ne comprend pas. C’est impossible ! Et pourtant cela fut.
Et c’est là qu’il faut faire attention car l’humaine nature n’est pas toujours bonne. Il n’y a pas que les nazis qui ont commis des crimes et cela peut recommencer si on ne fait pas attention. L’esprit est confondu, reste confondu. La bête est toujours vivante !.
Il a été souligné ce matin que le génocide rwandais n’était pas un accident. Il était prévisible. Il a lieu en 1994, mais la guerre commence en 1990. Qu’elle puisse dégénérer n’a rien d’extraordinaire. Et nous autres Français, les guerres civiles et les massacres, on connaît aussi ! Historiquement, je parlerai des guerres de Vendée qui ont causé plus de victimes, les deux camps confondus, que n’en a causé la retraite de Russie et de la guerre d’Espagne où la fureur dans les deux camps a atteint des limites extraordinaires. Je ne remonterai pas dans le temps à la guerre de Trente ans, celle de 100 ans, etc
Ce génocide n’était pas un accident et la responsabilité de la France était engagée. Mais on ne peut pas dire que l’armée française était génocidaire ! Et ensuite elle a été bien commandée. Le commandement tenait bien les troupes en main et ne les a pas laissés faire. Même si, dans une réunion d’hommes armés, il y a toujours un dément. Mais on ne peut accuser l’armée française d’avoir eu même l’idée de laisser faire un génocide.
Comme je l’ai déjà dit, ce génocide était prévisible. La République française a certainement manqué de prévision. Ne serait-ce que cette affaire de carte d’identité comportant des mentions ethniques, qui a été évoquée ce matin. Evidemment, cela conduit à la violence. L’ethnicisme conduit au communautarisme et le communautarisme à la violence des luttes inter-communautés. Nous autres Français, nous ferions bien d’y réfléchir, car le communatarisme nous guette aussi. Et nous aussi, on fabrique des cartes d’identité. Qu’est-ce que l’examen d’ADN qu’on veut infliger à certains pour des regroupements familiaux ? Qu’est-ce, si ce n’est la loi du sang que l’on veut introduire tout doucement ? Alors que nous Français, répondons, depuis que ce pays existe, à la loi du sol : est Français celui qui est né en France ou qui vient s’asseoir au sein de peuple français. La France est une idée, ce n’est pas une filiation. Il faut faire attention car le communautarisme, vicieusement, emprunte différents chemins.
Comment empêcher des massacres du type du génocide du Rwanda ? la première idée qui vient à l’esprit, et a été développée par Jacques Gérard aujourd’hui, c’est de constituer une force de paix permanente. Cette force de paix est prévue, par la Charte de l’ONU qui a créé un Comité d’Etat-major des 5 nations membres permanents du Conseil sécurité de l’ONU. Pourquoi cette force permanente n’existe-t-elle pas ? Le Comité d’état-major existe, mais sur le papier et la force elle aussi n’existe que sur le papier. Et pourquoi tout cela n’existe-t-il pas réellement ? Tout simplement parce que les Américains n’en veulent pas et ce, dès l’origine, bien qu’ils aient été les inspirateurs de la Charte. Ils n’en veulent pas parce que de toute éternité, les Américains ont répugné à mettre leur force sous les ordres d’un chef qui ne soit pas Américain. Déjà, les Français avaient des problèmes en 1917 et Clémenceau, le Vieux Tigre, a fait un geste de la main en disant que c’était comme cela et que l’armée américaine serait sous le commandement du général Foch. Mais la négociation a été très dure et par la suite, les Américains n’ont pas voulu recommencer l’expérience. Alors, cette force de paix permanente, je pense qu’elle n’est pas près de voir le jour.
Restent les autres formes de forces. On appelle cela d’ingérence. Mais une chose est de faire de l’ingérence avec un sac de riz sur l’épaule, et se faire prendre en photo, une autre est de s’ingérer au nom de quel droit ? Pour une bonne cause, évidemment ! Qui va dire qu’il s’ingère pour violer les petites filles et tuer la veuve et l’orphelin ? Avez-vous entendu Hitler à Nuremberg annoncer qu’il était méchant, qu’il commandait à des troupes de Huns affamés ? Jamais ! C’était pour la liberté du peuple allemand que la Pologne a été envahie et que la Seconde Guerre mondiale a commencé. Alors, il faut faire attention à ce droit d’ingérence. Il permet toutes les dérives.
Ce problème est toujours d’actualité. En ce comment, on entend des bruits de botte et des cliquetis d’armes à l’égard de l’Iran. Nous autres Français, il faut prendre garde à ce que par le jeu des alliances, on n’expédie pas une force en Iran pour se battre dans les faubourgs de Téhéran. Jacques Dupont risque de se poser des questions ! Et d’en vouloir férocement à ses dirigeants.
Tout cela nous ramène à un autre Rwanda dont il a été aussi question aujourd’hui. Il s’agit du Darfour, dont a parlé Paul Quilès. Au nombre des victimes, on est en train de rattraper celle du Rwanda. On est en train de laisser faire. Ce qui est en jeu au Darfour, c’est la possibilité d’un nouveau conflit africain et tous les ingrédients du Rwanda sont présents : les Américains et leurs missions évengéliques, le pétrole, qui n’existait pas au Rwanda, les Chinois, qui eux, y étaient. Tout cela ne met pas en cause que des petites nations et de petites causes.
Je terminerai en disant que les Américains ne sont pas innocents dans l’affaire rwandaise. Ils s’intéressent à l’Afrique. Ils s’y intéressent tellement qu’ils sont en train d’installer un commandement autonome, au même titre que le commandement en Europe. Ils ne nous ont pas encore dit où ils allaient l’installer. Il y a trois solutions : Dakar, Bengazi ou Djibouti. Il leur faut un port, une nation amie et avoir une zone franche avec des barbelés et une zone franche. Quant à Kigali, ils installeront une grosse ambassade en forme de bunker et vous, Rwandais, vous n’êtes pas près d’y rentrer !
Je vous propose de donner suite à cette demande de
minute de silence, un moment de recueillement à la mémoire de toutes les victimes de ce drame épouvantable qui s’en déroulé au Rwanda dans les années 1990.Minute de silence
Je vous remercie.
Il m’appartient donc de conclure.
Auparavant, je voudrais remercier très sincèrement tous les intervenants, ceux qui sont présents cet après-midi et ceux de ce matin. Ceux qui sont intervenus de la tribune et qui ont préparé cette intervention et aussi ceux de la salle qui ont enrichi le débat. Je voudrais aussi remercier ceux de Démocraties qui ont travaillé à la tenue de ce colloque. Il y a la phase émergée de l’iceberg que l’on voit aujourd’hui, mais il y a aussi la face immergée, qu’on ne voit pas, pour la préparation de ce colloque. C’est ainsi qu’au presque dernier moment, il a fallu changer de salle. Ce colloque n’était pas prévu ici au Sénat. Je tiens à remercier la questure du Sénat d’avoir immédiatement répondu à notre demande et d’avoir accepté de nous accueillir dans cette salle. Que ceux qui ont préparé le colloque, mis sous enveloppe, envoyé des courriels, tenu les comptes, etc… qu’ils en soient remerciés.
Conclure sur le fond est très difficile. Le péché mignon consiste à résumer. L’autre système consiste à ouvrir le débat pour annoncer un autre colloque. Une grande école, pas loin d’ici, a l’habitude de dire que « le tout est dans le tout et que l’avenir tranchera ». je n’ai évidemment pas nommé l’établissement prestigieux de la rue Saint Guillaume que d’aucuns ont fréquenté.
Il a été question du génocide. Des paroles très émouvantes ont été prononcées. Cela confond l’esprit humain. C’est la raison pour laquelle les Français ne se sont pas emparés immédiatement de cette question. Car, cinquante ans après les massacres de la Shoah perpétrés par les nazis, après la déstalinisation, la condamnation des crimes de Staline par les Soviétiques eux-mêmes, l’esprit est confondu. Comment comprendre qu’entre 500.000 et un million de personnes soient massacrés et pourquoi ? On parle de Tutsi et de Hutus extrémistes. Pourquoi ces massacres en ce XXème siècle finissant ? On ne comprend pas. C’est impossible ! Et pourtant cela fut.
Et c’est là qu’il faut faire attention car l’humaine nature n’est pas toujours bonne. Il n’y a pas que les nazis qui ont commis des crimes et cela peut recommencer si on ne fait pas attention. L’esprit est confondu, reste confondu. La bête est toujours vivante !.
Il a été souligné ce matin que le génocide rwandais n’était pas un accident. Il était prévisible. Il a lieu en 1994, mais la guerre commence en 1990. Qu’elle puisse dégénérer n’a rien d’extraordinaire. Et nous autres Français, les guerres civiles et les massacres, on connaît aussi ! Historiquement, je parlerai des guerres de Vendée qui ont causé plus de victimes, les deux camps confondus, que n’en a causé la retraite de Russie et de la guerre d’Espagne où la fureur dans les deux camps a atteint des limites extraordinaires. Je ne remonterai pas dans le temps à la guerre de Trente ans, celle de 100 ans, etc
Ce génocide n’était pas un accident et la responsabilité de la France était engagée. Mais on ne peut pas dire que l’armée française était génocidaire ! Et ensuite elle a été bien commandée. Le commandement tenait bien les troupes en main et ne les a pas laissés faire. Même si, dans une réunion d’hommes armés, il y a toujours un dément. Mais on ne peut accuser l’armée française d’avoir eu même l’idée de laisser faire un génocide.
Comme je l’ai déjà dit, ce génocide était prévisible. La République française a certainement manqué de prévision. Ne serait-ce que cette affaire de carte d’identité comportant des mentions ethniques, qui a été évoquée ce matin. Evidemment, cela conduit à la violence. L’ethnicisme conduit au communautarisme et le communautarisme à la violence des luttes inter-communautés. Nous autres Français, nous ferions bien d’y réfléchir, car le communatarisme nous guette aussi. Et nous aussi, on fabrique des cartes d’identité. Qu’est-ce que l’examen d’ADN qu’on veut infliger à certains pour des regroupements familiaux ? Qu’est-ce, si ce n’est la loi du sang que l’on veut introduire tout doucement ? Alors que nous Français, répondons, depuis que ce pays existe, à la loi du sol : est Français celui qui est né en France ou qui vient s’asseoir au sein de peuple français. La France est une idée, ce n’est pas une filiation. Il faut faire attention car le communautarisme, vicieusement, emprunte différents chemins.
Comment empêcher des massacres du type du génocide du Rwanda ? la première idée qui vient à l’esprit, et a été développée par Jacques Gérard aujourd’hui, c’est de constituer une force de paix permanente. Cette force de paix est prévue, par la Charte de l’ONU qui a créé un Comité d’Etat-major des 5 nations membres permanents du Conseil sécurité de l’ONU. Pourquoi cette force permanente n’existe-t-elle pas ? Le Comité d’état-major existe, mais sur le papier et la force elle aussi n’existe que sur le papier. Et pourquoi tout cela n’existe-t-il pas réellement ? Tout simplement parce que les Américains n’en veulent pas et ce, dès l’origine, bien qu’ils aient été les inspirateurs de la Charte. Ils n’en veulent pas parce que de toute éternité, les Américains ont répugné à mettre leur force sous les ordres d’un chef qui ne soit pas Américain. Déjà, les Français avaient des problèmes en 1917 et Clémenceau, le Vieux Tigre, a fait un geste de la main en disant que c’était comme cela et que l’armée américaine serait sous le commandement du général Foch. Mais la négociation a été très dure et par la suite, les Américains n’ont pas voulu recommencer l’expérience. Alors, cette force de paix permanente, je pense qu’elle n’est pas près de voir le jour.
Restent les autres formes de forces. On appelle cela d’ingérence. Mais une chose est de faire de l’ingérence avec un sac de riz sur l’épaule, et se faire prendre en photo, une autre est de s’ingérer au nom de quel droit ? Pour une bonne cause, évidemment ! Qui va dire qu’il s’ingère pour violer les petites filles et tuer la veuve et l’orphelin ? Avez-vous entendu Hitler à Nuremberg annoncer qu’il était méchant, qu’il commandait à des troupes de Huns affamés ? Jamais ! C’était pour la liberté du peuple allemand que la Pologne a été envahie et que la Seconde Guerre mondiale a commencé. Alors, il faut faire attention à ce droit d’ingérence. Il permet toutes les dérives.
Ce problème est toujours d’actualité. En ce comment, on entend des bruits de botte et des cliquetis d’armes à l’égard de l’Iran. Nous autres Français, il faut prendre garde à ce que par le jeu des alliances, on n’expédie pas une force en Iran pour se battre dans les faubourgs de Téhéran. Jacques Dupont risque de se poser des questions ! Et d’en vouloir férocement à ses dirigeants.
Tout cela nous ramène à un autre Rwanda dont il a été aussi question aujourd’hui. Il s’agit du Darfour, dont a parlé Paul Quilès. Au nombre des victimes, on est en train de rattraper celle du Rwanda. On est en train de laisser faire. Ce qui est en jeu au Darfour, c’est la possibilité d’un nouveau conflit africain et tous les ingrédients du Rwanda sont présents : les Américains et leurs missions évengéliques, le pétrole, qui n’existait pas au Rwanda, les Chinois, qui eux, y étaient. Tout cela ne met pas en cause que des petites nations et de petites causes.
Je terminerai en disant que les Américains ne sont pas innocents dans l’affaire rwandaise. Ils s’intéressent à l’Afrique. Ils s’y intéressent tellement qu’ils sont en train d’installer un commandement autonome, au même titre que le commandement en Europe. Ils ne nous ont pas encore dit où ils allaient l’installer. Il y a trois solutions : Dakar, Bengazi ou Djibouti. Il leur faut un port, une nation amie et avoir une zone franche avec des barbelés et une zone franche. Quant à Kigali, ils installeront une grosse ambassade en forme de bunker et vous, Rwandais, vous n’êtes pas près d’y rentrer !


Madame la Présidente, Monsieur le Ministre, Monsieur l'Ambassadeur,
Messieurs les officiers Généraux, Mesdames, Messieurs, ce que j'ai à vous dire est simple. Je vais essayer d'expliquer pourquoi je suis là.
Suite
à la guerre déclenchée par le Front patriotique rwandais, FPR, le 1 Octobre 1990 et ses cohortes de tueries de masse ainsi qu’à l’attentat du 6 avril 1994 contre l’avion présidentiel
rwandais, que tous les observateurs impartiaux considèrent comme le détonateur du génocide rwandais, un Rwandais sur trois fut emporté par cette folie meurtrière faite de crimes de génocide, de
crimes de guerre et d’autres violations graves du droit humanitaire international d’une ampleur et d’une barbarie innommables. Il n’y a aucune famille rwandaise qui ne déplore la perte d’au moins
un de ses membres. Les FDU condamnent énergiquement tous ces crimes. Nous nous inclinons devant toutes ces victimes, nous honorons leurs mémoires et compatissons à la douleur des survivants, sans
aucune distinction.
Je mène des enquêtes sensibles depuis une trentaine d’années.
J’avais donc l’habitude d’être confronté aux manipulations en tout genre, mais ce n’était rien à côté de celles que j’ai détectées dans le dossier rwandais. J’avais aussi l’habitude des coups en
tous genres pour me dissuader ou pour me punir de mon audace, mais ce n’était rien à côté des attaques dont je suis l’objet depuis bientôt deux ans. Me voilà traîné en justice en France et en
Belgique pour incitation à la haine raciale, racisme, révisionnisme et quasi-négationnisme, des médias m’insultent et me diffament à longueur de colonnes. Jean-François Dupaquier, ici présent,
n’hésite pas à contacter mes amis et à tenter de les convaincre de cesser leurs contacts avec moi, en proférant des injures insupportables, notamment en taxant mon livre de « brûlot raciste et
révisionniste », écrit avec la « véhémence caractéristique de la presse d’extrême droite des années 30 ». Aurais-je brutalement changé dans ma soixante-huitième année ? Evidemment non. J’ai mené
cette enquête avec les mêmes outils, la même déontologie que dans mes autres enquêtes. Mais le régime de Kagame protège sa vérité avec un arsenal de mots qui tuent. Quiconque tente d’approcher la
vérité rwandaise - historien, enquêteur et même juge - est immédiatement taxé de révisionnisme, négationnisme.